Véronique et Victor : une histoire de cuisine et de belles rencontres

16 mai 2026

mai 2026 Actualités passées

Véronique et Victor : une histoire de cuisine et de belles rencontres

Depuis plus de 20 ans, Véronique et Victor De Abreu font vivre l’Auberge des Fins Bois à Rouillac. Derrière cette adresse charentaise se cache d’abord une histoire de couple, de voyages et de passion pour la restauration.

De Madère à l’Angleterre, de Chamonix à la Drôme avant de poser leurs valises en Charente, leur parcours a façonné une cuisine qui leur ressemble : familiale, généreuse, faite maison et ouverte sur les influences françaises et portugaises.

 

Victor, avant Rouillac, il y a Madère. Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ?

Victor : Beaucoup de souvenirs sont liés à la cuisine et à la famille. À Madère, j’ai grandi avec des produits simples, mais qui avaient énormément de goût. La cuisine de ma grand-mère m’a particulièrement marqué. Son pain, sa confiture de figues… Ce sont des choses toutes simples qui restent avec vous toute votre vie. Avec le recul, je crois que mon attachement aux bons produits et à une cuisine généreuse vient aussi de là.

Votre parcours vers la restauration n’a pourtant rien de tout tracé…

Victor : Je me considère plutôt comme un autodidacte. Après mon service militaire, en 1992, je suis parti rejoindre un oncle qui travaillait en Angleterre. J’ai travaillé pendant deux ans dans un restaurant à Guildford. C’est là-bas que j’ai rencontré Véronique. Cette rencontre a évidemment changé beaucoup de choses ! Ensuite, nous sommes partis en France. À Chamonix, j’ai travaillé plusieurs années comme commis dans un restaurant italien alors que je ne parlais pratiquement pas français. Puis nous sommes partis dans la Drôme, où j’ai travaillé dans les cuisines des Hospitaliers, un ancien restaurant étoilé. Toutes ces expériences m’ont énormément appris.

Véronique, finalement, l’Auberge des Fins Bois est aussi le résultat d’une aventure que vous avez construite à deux ?

Véronique : Complètement. Avant l’Auberge, il y a eu plusieurs régions, plusieurs établissements, beaucoup de rencontres et beaucoup d’apprentissage. Nous avons évolué ensemble dans le métier et, petit à petit, l’envie d’avoir un établissement qui nous ressemble s’est imposée. Quand on tient un restaurant, il y a bien sûr ce qui se passe en cuisine, mais aussi tout ce qui se passe autour : l’accueil, le service, les clients, l’équipe, les fournisseurs… C’est vraiment une aventure collective.

Pourquoi avoir choisi Rouillac ?

Véronique et Victor : Parce que nous avons trouvé ici un territoire dans lequel nous pouvions réellement nous inscrire. Au fil des années, l’Auberge est devenue bien plus qu’un restaurant pour nous. Nous avons créé des liens avec nos clients, nos fournisseurs et les acteurs locaux. Cette proximité est importante. Nous voulons que l’Auberge reste un lieu vivant, chaleureux, où l’on peut venir aussi bien déjeuner rapidement que partager un repas de famille ou célébrer un événement.

Comment définiriez-vous la cuisine de l’Auberge aujourd’hui ?

Victor : C’est une cuisine française avec forcément une partie de mon histoire et de mes origines portugaises. Je ne cherche pas à enfermer la cuisine dans une seule case. J’aime les plats traditionnels, mais aussi découvrir de nouvelles associations et apporter d’autres influences. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est la base : des produits frais, du fait maison et du goût. Nous travaillons avec des fournisseurs locaux et régionaux autant que possible et nous faisons évoluer régulièrement nos propositions. C’est ce qui permet de continuer à prendre du plaisir en cuisine.

Les produits frais et les fournisseurs locaux occupent justement une place importante dans votre philosophie. Pourquoi ?

Victor : Parce qu’on ne peut pas faire une bonne cuisine sans commencer par de bons produits. Travailler avec des fournisseurs proches permet aussi de connaître les personnes qui sont derrière les produits. Avec les années, nous nouons ensemble de véritables relations de confiance. Pour nous, la qualité d’une assiette commence là.

Et qu’est-ce qui fait, selon vous, l’identité de l’Auberge ?

Véronique : Sans doute le côté familial. Nous voulons proposer une cuisine de qualité tout en restant accessibles. L’Auberge doit être un endroit où chacun peut se sentir à l’aise. Cela passe par la cuisine, évidemment, mais également par l’accueil et le service. Nous tenons beaucoup à cette ambiance simple et chaleureuse.

Victor : Et puis il y a l’équipe. Une auberge ne fonctionne jamais uniquement grâce à deux personnes. Nous avons la chance d’avoir une équipe soudée et nous attachons beaucoup d’importance à la transmission du métier et de ses valeurs, notamment auprès des jeunes.

Après 20 ans, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

Véronique : Vingt ans, c’est beaucoup de travail, évidemment, mais surtout énormément de souvenirs. Quand on regarde derrière nous, on pense aux clients qui nous suivent parfois depuis des années, aux équipes qui sont passées par l’Auberge, aux fournisseurs, aux repas de famille, aux événements. Tout cela fait partie de l’histoire du lieu.

Victor : En restauration, il faut constamment avancer et se remettre en question. Mais après toutes ces années, l’envie est toujours là : cuisiner, chercher de nouvelles saveurs et faire plaisir.

La transmission semble également très importante pour vous…

Véronique et Victor : Oui, parce qu’un métier comme le nôtre ne se résume pas à des techniques. Il y a le respect du produit, le travail en équipe, la rigueur, l’accueil des clients, la générosité… Toutes ces valeurs doivent aussi être transmises. Nous sommes heureux lorsque nous pouvons accompagner des jeunes et leur donner envie de continuer dans ce métier.

Et après toutes ces années, qu’est-ce qui vous fait encore plaisir au quotidien ?

Victor : Voir une assiette revenir vide ! Plus sérieusement, c’est de savoir que les gens ont passé un bon moment. On cuisine pour cela.

Véronique : Et retrouver les clients. Certains viennent depuis longtemps, d’autres découvrent l’Auberge pour la première fois. Chaque service apporte de nouvelles rencontres. C’est probablement ce qui nous donne toujours envie de continuer.

Si vous deviez résumer l’Auberge des Fins Bois en quelques mots ?

Véronique : L’accueil, la convivialité et le partage.

Victor : Le produit, le fait maison et la gourmandise.

Véronique et Victor : Et surtout, le plaisir de recevoir !

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Depuis plus de 20 ans, Véronique et Victor De Abreu font vivre l’Auberge des Fins Bois à Rouillac. Derrière cette adresse charentaise se cache d’abord une histoire de couple, de voyages et de passion pour la restauration.

De Madère à l’Angleterre, de Chamonix à la Drôme avant de poser leurs valises en Charente, leur parcours a façonné une cuisine qui leur ressemble : familiale, généreuse, faite maison et ouverte sur les influences françaises et portugaises.

 

Victor, avant Rouillac, il y a Madère. Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ?

Victor : Beaucoup de souvenirs sont liés à la cuisine et à la famille. À Madère, j’ai grandi avec des produits simples, mais qui avaient énormément de goût. La cuisine de ma grand-mère m’a particulièrement marqué. Son pain, sa confiture de figues… Ce sont des choses toutes simples qui restent avec vous toute votre vie. Avec le recul, je crois que mon attachement aux bons produits et à une cuisine généreuse vient aussi de là.

Votre parcours vers la restauration n’a pourtant rien de tout tracé…

Victor : Je me considère plutôt comme un autodidacte. Après mon service militaire, en 1992, je suis parti rejoindre un oncle qui travaillait en Angleterre. J’ai travaillé pendant deux ans dans un restaurant à Guildford. C’est là-bas que j’ai rencontré Véronique. Cette rencontre a évidemment changé beaucoup de choses ! Ensuite, nous sommes partis en France. À Chamonix, j’ai travaillé plusieurs années comme commis dans un restaurant italien alors que je ne parlais pratiquement pas français. Puis nous sommes partis dans la Drôme, où j’ai travaillé dans les cuisines des Hospitaliers, un ancien restaurant étoilé. Toutes ces expériences m’ont énormément appris.

Véronique, finalement, l’Auberge des Fins Bois est aussi le résultat d’une aventure que vous avez construite à deux ?

Véronique : Complètement. Avant l’Auberge, il y a eu plusieurs régions, plusieurs établissements, beaucoup de rencontres et beaucoup d’apprentissage. Nous avons évolué ensemble dans le métier et, petit à petit, l’envie d’avoir un établissement qui nous ressemble s’est imposée. Quand on tient un restaurant, il y a bien sûr ce qui se passe en cuisine, mais aussi tout ce qui se passe autour : l’accueil, le service, les clients, l’équipe, les fournisseurs… C’est vraiment une aventure collective.

Pourquoi avoir choisi Rouillac ?

Véronique et Victor : Parce que nous avons trouvé ici un territoire dans lequel nous pouvions réellement nous inscrire. Au fil des années, l’Auberge est devenue bien plus qu’un restaurant pour nous. Nous avons créé des liens avec nos clients, nos fournisseurs et les acteurs locaux. Cette proximité est importante. Nous voulons que l’Auberge reste un lieu vivant, chaleureux, où l’on peut venir aussi bien déjeuner rapidement que partager un repas de famille ou célébrer un événement.

Comment définiriez-vous la cuisine de l’Auberge aujourd’hui ?

Victor : C’est une cuisine française avec forcément une partie de mon histoire et de mes origines portugaises. Je ne cherche pas à enfermer la cuisine dans une seule case. J’aime les plats traditionnels, mais aussi découvrir de nouvelles associations et apporter d’autres influences. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est la base : des produits frais, du fait maison et du goût. Nous travaillons avec des fournisseurs locaux et régionaux autant que possible et nous faisons évoluer régulièrement nos propositions. C’est ce qui permet de continuer à prendre du plaisir en cuisine.

Les produits frais et les fournisseurs locaux occupent justement une place importante dans votre philosophie. Pourquoi ?

Victor : Parce qu’on ne peut pas faire une bonne cuisine sans commencer par de bons produits. Travailler avec des fournisseurs proches permet aussi de connaître les personnes qui sont derrière les produits. Avec les années, nous nouons ensemble de véritables relations de confiance. Pour nous, la qualité d’une assiette commence là.

Et qu’est-ce qui fait, selon vous, l’identité de l’Auberge ?

Véronique : Sans doute le côté familial. Nous voulons proposer une cuisine de qualité tout en restant accessibles. L’Auberge doit être un endroit où chacun peut se sentir à l’aise. Cela passe par la cuisine, évidemment, mais également par l’accueil et le service. Nous tenons beaucoup à cette ambiance simple et chaleureuse.

Victor : Et puis il y a l’équipe. Une auberge ne fonctionne jamais uniquement grâce à deux personnes. Nous avons la chance d’avoir une équipe soudée et nous attachons beaucoup d’importance à la transmission du métier et de ses valeurs, notamment auprès des jeunes.

Après 20 ans, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

Véronique : Vingt ans, c’est beaucoup de travail, évidemment, mais surtout énormément de souvenirs. Quand on regarde derrière nous, on pense aux clients qui nous suivent parfois depuis des années, aux équipes qui sont passées par l’Auberge, aux fournisseurs, aux repas de famille, aux événements. Tout cela fait partie de l’histoire du lieu.

Victor : En restauration, il faut constamment avancer et se remettre en question. Mais après toutes ces années, l’envie est toujours là : cuisiner, chercher de nouvelles saveurs et faire plaisir.

La transmission semble également très importante pour vous…

Véronique et Victor : Oui, parce qu’un métier comme le nôtre ne se résume pas à des techniques. Il y a le respect du produit, le travail en équipe, la rigueur, l’accueil des clients, la générosité… Toutes ces valeurs doivent aussi être transmises. Nous sommes heureux lorsque nous pouvons accompagner des jeunes et leur donner envie de continuer dans ce métier.

Et après toutes ces années, qu’est-ce qui vous fait encore plaisir au quotidien ?

Victor : Voir une assiette revenir vide ! Plus sérieusement, c’est de savoir que les gens ont passé un bon moment. On cuisine pour cela.

Véronique : Et retrouver les clients. Certains viennent depuis longtemps, d’autres découvrent l’Auberge pour la première fois. Chaque service apporte de nouvelles rencontres. C’est probablement ce qui nous donne toujours envie de continuer.

Si vous deviez résumer l’Auberge des Fins Bois en quelques mots ?

Véronique : L’accueil, la convivialité et le partage.

Victor : Le produit, le fait maison et la gourmandise.

Véronique et Victor : Et surtout, le plaisir de recevoir !